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SRI LANKA - DATATION À LA RADIOTHERMOLUMINESCENCE

Mission réalisée en 1982 et 1983

En 1982, les sites d'Anuradhapura, Polonnaruwa et Sigiriya au Sri Lanka ont été reconnu de valeur universelle exceptionnelle et inscrits sur la liste du patrimoine mondial gérée par l'UNESCO. Ces sites renfermaient une quantité importante d'artefacts en céramique que l'on devait dater.

Dans le cadre de la campagne internationale pour sauvegarder ces sites, le gouvernement du Sri Lanka a demandé l'assistance de l'UNESCO pour construire un appareil utilisant la radiothermoluminescence pour dater les artefacts. Le projet pour construire la machine et former des techniciens du Sri Lanka fut approuvé par l'UNESCO l'ICOMOS (Conseil international des monuments et des sites) fut chargé de sa mise en oeuvre. À ce moment, il n'existait que 10 appareils utilisant cette technologie dans le monde.

La technologie de la radiothermoluminescence peut être expliquée sommairement de la façon suivante : il existe une radiation naturelle émise par des particules instables qui datent du début de la création de l'univers; cette radiation affecte toute chose.

Quand la glaise naturelle est cuite dans un four à une température excédant 500°C, toute sa radiation naturelle accumulée est soudainement relâchée sous forme d'un éclair de lumière d'une intensité mesurable et l'horloge de la radiation de la céramique est en quelque sorte remise à "0" . Le nouvel objet commence alors à accumuler de la radiation naturelle à un rythme connu.

Si on prend un petit échantillon de l'objet, qu'on le broie puis qu'on le chauffe à une température excédant 500°C, il est alors possible de le dater en comparant la quantité de lumière émise à celle contenue dans le sol environnant.

Trois universités ont soumis des propositions pour construire la machine à radiothermoluminescence pour le Sri Lanka. Une université en France fut sélectionnée et la machine fut construite. Quatre techniciens srilankais vinrent à Paris pour suivre un stage de formation avec la machine et pour bien maîtriser la technologie.

Le projet a contribué grandement à la datation d'artefacts de ces sites archéologiques. En 1993, la machine fonctionnait toujours et l'un des techniciens du groupe original formé à Paris participait encore au programme.

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SRI LANKA - RADIOTHERMOLUMINESCENCE DATING

Mission carried out during 1982 and 1983

During 1982, the sites of Anuradhapura, Polonnaruwa and Sigiriya in Sri Lanka were recognized to be of exceptional universal value and were listed on the World Heritage List managed by UNESCO. These archaeological sites contained a large number of ceramic artefacts that needed to be dated.

Within the framework of the international campaign to save these sites, the government of Sri Lanka asked UNESCO for assistance to build a radiothermoluminescence machine to date the artefacts. A project to build the machine and train technicians from Sri Lanka was approved by UNESCO and ICOMOS (International Council on Monuments and Sites) was entrusted with the responsibility to make it happen. At that time, there were only 10 such machines in the whole world.

The technology of radiothermoluminescence dating can be summarized as follows: there is natural radiation on earth emitted by unstable particules that go back to the creation of the universe; this radiation affects all thing.

When natural clays are baked in an oven at a temperature exceeding 500°C, all this accumulated natural radiation is suddenly released in the form of a flash of light that can be measured, and the ceramic's radiation "clock" is set back to "0". The newly created ceramic object then begins to accumulate natural radiation again at a known rate.

By taking a small sample of a ceramic artefact, grinding it, heating it above 500°C and comparing the amount of light released to that of the surrounding natural earth, it is possible to accurately determine the age of a ceramic object.

Three universities submitted proposals to build the radiothermoluminsecence machine for Sri Lanka. A university in France was selected and the machine was built. Four technicians from Sri Lanka were brought to Paris and trained on the use of the machine and its technology.

The project was considered to be of tremendous help in dating artefacts from these sites. In 1993 the machine was still functional and one of the original technicians trained in Paris was still active in the program.